Comme si je sortais d'un monde pour en retrouver un autre où le néant remplace tout...
Avoir passé 15 jours en compagnie de personnes devenues si chères et d'un coup devoir les quitter pour retrouver le monde de départ. Je nous revois prendre le bus ensemble le matin, louper nos arrêts au retour, tous trop occupés à parler de nos vies, parceque les autres ne les connaissent pas encore Je nous revois dans le métro, à rire, à se faire remarquer par des étrangers curieux de nous voir nous agiter pour quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Je nous revois seuls, tous seuls, dans cette grande ville : Londres. Seuls, allant de 15 à 17 ans, à se ballader à réagir comme des grands enfants. On a sû, ces jours de temps libre aller et venir où bon nous semblait allant de Oxford à Picadilly, de Picadilly à Westfield, de Westfield à Morden. Seuls mais pas trop étant toujours ensemble en riant. On en a tracé des routes, des stations de métro, on en a parcouru, mais toujours sûr de nous, dans le simple but d'être heureux. On a sû vivre unis pendant deux semaines, deux semaines que je pourrai raconter à mes petits enfants, comme " le meilleur souvenir de ma jeunesse". Deux jours et on se partageait déjà nos "packed lunch" assis là sur l'herbe, sur cette pelouse que nous connaissons si bien maintenant. Mais il faut tout quitter pour revenir à la case départ, où tout le monde va prendre le chemin de chez sois. Nice, Menton, Toulon, Tende, Canne...Si proche, mais si loin pour 28 petits coeurs séparés. Trop dûr pour ses 28 petites têtes aux yeux remplis de larmes que je revois à l'aéroport, s'embrassant, s'ennlaçant en pleurant. Trop dûr ces 28 petites têtes qui se disent au revoir.
Car toujours à la fin, notre coeur se déchire au moment de partir...
«L'évasion se cultive...»